Le réalisateur Abdelilah El Jaouhari: « Le 7e art marocain est à la hauteur des attentes du cinéma mondial »

La participation des oeuvres cinématographiques marocaines aux festivals internationaux, dont celui de Moscou, vient confirmer le fait que le 7ème art marocain est à la hauteur des attentes du cinéma mondial, a affirmé le réalisateur marocain Abdelilah El Jaouhari, président du jury de la compétition courts-métrages du Festival international du film de Moscou (MIFF), qui se déroule dans la capitale russe du 19 au 26 avril.

« L’intérêt qu’accorde le MIFF au cinéma marocain vient confirmer une fois de plus la place au premier plan qu’occupe le 7ème art marocain et le fait que nous sommes à la hauteur des attentes du cinéma mondial », a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la MAP à l’occasion de sa participation au MIFF.

« Le Maroc et le cinéma marocain sont au cœur de la scène artistique mondiale », a assuré le réalisateur, auteur de plusieurs livres autour du cinéma marocain et international, mettant en avant la présence distinguée des films marocains dans les programmations des festivals internationaux les plus réputés.

« Nous remarquons que les films marocains sont présents aux niveaux des festivals internationaux. A Cannes par exemple, le film marocain est omniprésent depuis une dizaine d’années à toutes les éditions », s’est félicité El Jaouhari, docteur en cinéma avec une thèse dédiée à l’espace dans le cinéma à travers les modèles de films marocains.

Concernant sa participation au MIFF, le professeur à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma de Rabat s’est dit fier de représenter le Maroc à ce rendez-vous culturel moscovite, d’autant plus que « chaque accomplissement d’un réalisateur ou artiste marocain est une réalisation pour son pays, pour sa culture et son patrimoine ».

Au sujet de son film « L’Esclave » (2023), présenté dans la cadre du programme hors-compétition de cette édition, le scénariste a noté qu’il s’agit de « l’histoire de la réalité humaine contemporaine et des questions qui l’interpellent tous les jours ».

« Le film représente un passage d’une histoire simple à une histoire complexe, qui conjugue les arts, la philosophie, l’histoire et d’autres champs de pensée humaine », a-t-il ajouté en critique averti, notant que le long-métrage de 100 minutes puise son inspiration du « vécu quotidien de l’Homme en général et de l’Homme marocain en particulier ».

Et de préciser que les différentes accolades et prix reçus par le film depuis sa sortie confirment qu’il s’agit d’une œuvre réalisée avec « beaucoup d’amour, de profondeur et de respect des valeurs artistiques ».

Revenant sur la sélection cinématographique proposée dans le cadre de la 46e édition du MIFF, El Jaouhari, qui s’est forgé une carrière impressionnante en tant que réalisateur, scénariste et critique de cinéma, a salué « la grande variété » offerte par le festival, qui a pour particularité de s’intéresser au cinéma venu d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

« Le festival de Moscou est l’un des plus grands festivals au monde. Créé en 1935, il s’agit du 2ème plus ancien festival au monde après celui de Venise », a-t-il poursuivi, soulignant que le MIFF est une belle découverte, qui lui a permis de visionner des « cinémas » qu’il n’a pas eu l’occasion de voir lors des festivals auxquels il a participé.

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