Le Maroc, acteur majeur contre l’immigration clandestine : l’Espagne enregistre une chute de près de 30 % des arrivées

Les dernières données publiées par le ministère espagnol de l’Intérieur témoignent d’une baisse significative des arrivées de migrants clandestins en Espagne entre janvier et novembre 2025. Au total, 34.251 migrants ont atteint le territoire espagnol sur cette période, contre 56.976 sur la même période en 2024, soit une diminution de 29,9 %. Cette tendance est largement attribuée à la coopération étroite entre Madrid et Rabat dans la lutte contre les réseaux de passeurs.

La baisse la plus marquée concerne les arrivées par voie maritime, qui ont reculé de 43,7 %, passant de 54.541 à 30.692 migrants. Le nombre d’embarcations interceptées a également diminué de 29,2 %, un indicateur révélateur de l’efficacité des actions menées en amont, principalement sur le littoral marocain. Les opérations de surveillance et de contrôle déployées par le Royaume permettent de stopper de nombreux départs avant même qu’ils n’atteignent les eaux espagnoles.

La coopération entre le Maroc et l’Espagne s’est traduite par une multiplication des patrouilles conjointes, des échanges d’informations en temps réel et des actions contre les réseaux de passeurs. Les autorités marocaines ont intensifié la surveillance sur les côtes méditerranéennes et atlantiques, contribuant directement à la réduction du flux migratoire vers l’Europe. Madrid souligne régulièrement l’importance de ce partenariat dans ses bilans officiels.

Le cas des îles Canaries illustre particulièrement l’impact de cette coopération. Sur cette route migratoire longtemps très fréquentée, seulement 16.807 migrants ont été recensés depuis janvier 2025, contre 41.425 en 2024, soit une chute spectaculaire de 59,4 %. Ces chiffres mettent en évidence l’efficacité des dispositifs conjoints mis en place pour sécuriser cette zone stratégique.

Cependant, les tendances ne sont pas uniformes sur l’ensemble du territoire espagnol. Les arrivées sur la péninsule et aux Baléares ont augmenté de 6 %, surtout en raison des départs depuis l’Algérie vers les Baléares (+28,3 %). À l’inverse, la côte péninsulaire a enregistré une baisse de 8,7 %, montrant que la diminution globale des flux clandestins reste fortement influencée par la vigilance côté marocain.

Les présides de Sebta et Melilia, situés à la frontière avec le Maroc, présentent des dynamiques différentes. Les arrivées maritimes y sont quasi nulles (5 migrants à Sebta, 25 à Melilia), mais les passages terrestres ont fortement augmenté, atteignant 3.559 migrants, contre 2.435 un an plus tôt. Sebta a accueilli 3.268 migrants (+39,4 %) et Melilia 291 (+219,8 %), soulignant la complexité de la situation et la nécessité d’une coordination continue entre Rabat et Madrid.

Malgré ces variations régionales, le rôle du Maroc est désormais reconnu comme central dans la lutte contre l’immigration irrégulière. Grâce à la modernisation de ses dispositifs de surveillance, à l’intensification des interventions et à une coopération étroite avec l’Espagne et l’Europe, le Royaume contribue à sécuriser l’une des routes migratoires les plus sensibles vers l’Europe. Les chiffres de 2025 confirment que le partenariat maroco-espagnol est un modèle de réussite en matière de contrôle des flux migratoires.

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