Pegasus : le retour des mêmes accusations contre le Maroc, au rythme d’un calendrier qui interroge

Un grand moment dans l’histoire institutionnelle du Maroc : Sa Majesté le Roi Mohammed VI nomme, pour la première fois dans l’histoire du Royaume, une femme à la tête du gouvernement.
Une évolution institutionnelle majeure qui, loin de susciter uniquement l’intérêt et les commentaires qu’elle mérite, semble avoir quelque peu irrité certains milieux, prompts à ressortir, comme par réflexe, les mêmes accusations déjà maintes fois relayées contre le Maroc.
Ainsi, « Amnesty International » publie un nouveau rapport dans lequel sont reprises des accusations concernant l’utilisation présumée du logiciel Pegasus, en s’appuyant notamment sur les prétendues révélations attribuées à la fameuse source «Safir ».
Une « source » dont il convient de rappeler que le consortium Forbidden Stories avait déjà largement relayé les prétendues révélations, il y a quelques mois, avec une médiatisation particulièrement soutenue et, comme par une étonnante coïncidence de calendrier, à la veille des festivités de la Fête du Trône 2026.
Le même consortium, rappelons-le encore, mais cette fois sans la référence à « Safir », avait déjà publié en juillet 2021 les mêmes accusations, là encore dans une concomitance troublante avec les célébrations de la Fête du Trône.
Le modus operandi semble, lui aussi, ne guère évoluer : une accusation est formulée, reprise par plusieurs médias, particulièrement ceux français dont ceux du pôle public (AFP, France 24, Franceinfo….) sans que soit nécessairement apporté au lecteur l’élément matériel permettant, à lui seul, d’établir de manière irréfutable une implication marocaine.
Le problème n’est évidemment pas de contester le principe même de l’enquête journalistique ou de remettre en cause le droit des organisations de défense des droits humains à publier leurs rapports. Le problème réside plutôt dans la manière dont certaines accusations sont reprises et présentées au public, parfois comme des certitudes, alors qu’elles demeurent contestées par les parties mises en cause.
Le Maroc a d’ailleurs engagé des procédures judiciaires dans plusieurs pays à la suite de ces accusations, des plaintes qui ont été déboutées par les différentes juridictions concernées dont celle française et ce, sans aucun traitement de fond des plaintes. Des rendez vous judiciaires qui auraient permis de tirer au clair la vérité sur ces accusations, qui ne peuvent aucunement acquérir, par la seule force de la répétition, une apparence de vérité.
In fine, une question demeure : Les grandes puissances qui produisent, développent, commercialisent ou utilisent ces technologies ne devraient-elles pas être soumises au même degré d’attention et d’exigence journalistique ?