Sahara marocain et démocratie : La grande illusion d’Aboubakr Jamaï

Fidèle à ses habituelles gesticulations médiatiques, Aboubakr Jamaï vient de trouver un nouveau prétexte pour s’illustrer, s’emparant cette fois des débats du Conseil de sécurité de l’ONU et des discussions autour du mandat de la MINURSO pour resservir sa rhétorique coutumière. Dans une tentative aussi vaine que maladroite, il s’obstine à subordonner la résolution de la question du Sahara à de prétendues exigences préalables de démocratisation et de droits de l’homme au Maroc.

Une telle suggestion est absurde, tant elle apparaît déconnectée des réalités géopolitiques internationales. Inutile d’engager un débat avec Aboubakr sur les progrès démocratiques accomplis par le Royaume : une telle démarche serait vaine face à un nihiliste qui assume pleinement sa posture. Il convient néanmoins de le confronter à ses propres contradictions, en déconstruisant son argumentaire à l’aide d’exemples empruntés à des expériences occidentales auxquelles il semble accorder tant de crédit.

A cet égard, il suffit de regarder au-delà de nos frontières pour réfuter un raisonnement aussi biaisé. La Catalogne en Espagne, le Québec au Canada, l’Ecosse au Royaume-Uni ou encore la Belgique connaissent tous, à des degrés divers, des revendications séparatistes, et ce, malgré des systèmes démocratiques parmi les plus avancés. Ces exemples, auxquels on pourrait en ajouter bien d’autres aux quatre coins du monde, démontrent que le séparatisme constitue une réalité politique universelle, qui traverse les continents et ne saurait être mécaniquement imputée au degré de démocratisation d’un État.

Dès lors, si la démocratie constituait par miracle le remède absolu au séparatisme, selon le raisonnement bancal de Jamaï, comment expliquer la persistance de ces crises au cœur même des démocraties occidentales ?

La question démocratique n’a donc absolument rien à voir dans cette équation. Quant au Maroc, l’intégrité territoriale n’est ni un sujet de contestation, ni un objet de marchandage. C’est une cause existentielle, absolue et intransigeante. Tout projet séparatiste demeure subversif et destructeur, soigneusement instrumentalisé pour servir de façade à des agendas extérieurs.

A force de vouloir plaquer des théories importées sur une cause nationale sacrée, Aboubakr Jamaï ne fait que se réfugier derrière de faux-fuyants et des constructions rhétoriques fantaisistes, dans le seul but d’assouvir sa rancœur envers le Maroc et de jouer le rôle de caisse de résonance de cercles hostiles au rayonnement du Royaume.

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