Ignacio Cembrero et le Fonds de Commerce de la Victimisation : Quand la Plume Devient un Appel d’Offres

Dans son dernier article publié sur El Confidencial, Ignacio Cembrero reprend sa posture favorite : celle de la victime expiatoire. Avec les mêmes éléments de langage savamment rodés, il s’évertue à pleurnicher sur son sort, clamant à qui veut l’entendre qu’il est la cible privilégiée des autorités marocaines. Mais derrière ce rideau de fumée émotionnel se cache une stratégie de monétisation de la rancœur qui ne trompe plus grand monde.

Cette victimisation théâtrale n’a rien d’une complainte innocente ; c’est un positionnement stratégique. En s’autoproclamant « ennemi public numéro 1 » du Royaume, le journaliste ne fait ni plus ni moins qu’un appel d’offres déguisé.

L’objectif est clair. D’abord séduire les commanditaires en poussant la junte militaire algérienne et les divers ennemis du Maroc à délier les cordons de la bourse et ensuite justifier son utilité, dans la mesure ou le message sous-jacent envoyé à ses potentiels mécènes est limpide : « Regardez à quel point je les dérange, investissez sur moi, je vous suis utile. »

Cependant, à force de s’acharner systématiquement contre le Maroc et ses institutions, il feint d’ignorer une règle fondamentale : on récolte toujours ce que l’on sème. Face à ces attaques récurrentes et infondées, il est tout à fait naturel que les citoyens marocains patriotiques se mobilisent pour fustiger cette ligne éditoriale biaisée, et ce, par tous les moyens d’expression légitimes à leur disposition.

L’ironie atteint son paroxysme lorsqu’on s’attarde sur les justifications de celui qui se targue d’être un spécialiste incontournable de la région. Il explique son silence assourdissant concernant la situation en Algérie, par une réponse qui tient de l’aveu mercantile : l’opinion publique espagnole ne s’y intéresserait pas.

En revanche, pour lui, le Maroc, lui, fait vendre. Cette ligne de défense détruit instantanément toute crédibilité journalistique. Ce n’est plus l’importance de l’information qui dicte la ligne éditoriale, mais la loi de l’offre et de la demande, la recherche du clic et du profit généré par les polémiques anti-marocaines.

Face à un tel parti pris dicté par le rendement, comment reprocher à l’opinion marocaine de soupçonner une collusion active avec les services algériens ? Surtout lorsque l’on connaît la propension de ces derniers à dilapider l’argent du contribuable algérien pour financer et entretenir une galaxie de pseudo-opposants et de détracteurs du Maroc.

Le coup de grâce porté à cette prétendue rigueur journalistique réside dans l’accusation voilée portée par Cembrero. Gêné par des caricatures qui l’égratignent, il insinue, de manière péremptoire et sans fournir l’ombre d’une preuve, que ces dessins seraient l’œuvre du caricaturiste Khalid Gueddar. Pire encore, cette affirmation hasardeuse est immédiatement reprise en chœur par son acolyte Ali lmrabet, illustrant un fonctionnement en vase clos où la rumeur remplace la vérification des faits.

En définitive, cet énième article sur El Confidencial n’est pas une enquête, mais un plaidoyer pro domo. C’est l’histoire d’un homme qui, ayant sacrifié son objectivité sur l’autel de l’acharnement ciblé et de la rentabilité, s’étonne aujourd’hui que la foudre de l’opinion publique s’abatte sur lui. Une bien piètre conception du journalisme.

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