L’agence de presse algérienne franchit un nouveau seuil dans l’escalade contre le Maroc et le Souverain

Dans une nouvelle tentative ridicule de délégitimation des institutions marocaines, un texte attribué à l’agence de presse algérienne APS présente la réunion conjointe des deux chambres du Parlement marocain comme une mise en scène politique destinée à masquer une prétendue défaite diplomatique sur la question du Sahara.
Publiée dans la soirée précédant cette réunion, cette argumentation repose sur une contre-vérité juridique élémentaire. La réunion commune des deux chambres est expressément prévue par l’article 68 de la Constitution marocaine de 2011. L’article 60 définit clairement la composition bicamérale du Parlement, tandis que l’article 70 lui reconnaît des compétences législatives, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques. Le Chef du gouvernement a, de surcroit, toute la latitude constitutionnelle de convoquer les présidents des deux chambres pour une réunion commune afin de présenter des informations portant sur des affaires revêtant un caractère national important.
Et c’est là où le bât blesse. Dans sa diatribe qui ne sied aucunement à une agence de presse qui se respecte, le régime vert-kaki insinue que le Maroc cherche à « imiter » l’exercice, Ô combien démocratique, de la réunion du parlement algérien concernant le déploiement militaire au Niger, dévoilant ainsi toute sa crainte et son appréhension d’assister à une déclaration de guerre en direct à la télévision et à un déferlement militaire marocain sur l’ensemble du territoire algérien.
Sur le plan diplomatique, la même méthode consiste à présenter le veto russe au Conseil de sécurité comme une défaite marocaine, tout en occultant les onze voix favorables au projet américain consacrant le plan d’autonomie comme base des négociations, ainsi que l’échec du contre-projet russe qui, lui, est un véritable camouflet pour cette Algérie qui aime tant murmurer à l’oreille de Moscou.
En revanche, ce qui rend cette sortie particulièrement préoccupante tient également à son statut institutionnel. Il ne s’agit pas des propos isolés d’un journaliste ou d’un éditorialiste, mais d’un texte diffusé par l’Agence de presse algérienne APS, qui se livre ouvertement à des attaques personnelles et à des insultes à l’encontre de Sa Majesté le Roi. Cette attitude contraste avec l’affaire de l’hebdomadaire marocain Al Michaâl, lorsqu’en en 2005, son directeur, Driss Chahtane, avait été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 100 000 dirhams, condamnation confirmée en appel en mai 2006, à la suite de la publication d’un article satirique et d’une caricature jugés offensants envers le président algérien Abdelaziz Bouteflika.
Dès lors, le contraste mérite d’être souligné. Alors qu’un journaliste marocain avait fait l’objet de poursuites judiciaires pour une publication visant le chef de l’État algérien, c’est aujourd’hui une agence de presse nationale, censée observer les exigences de responsabilité et de déontologie propres à un média institutionnel, qui relaie des propos insultants visant le Souverain marocain. Le problème dépasse ainsi la liberté de ton d’un journaliste. Il interroge directement la responsabilité éditoriale et institutionnelle de l’APS dans la diffusion de ce type de discours, et davantage, faut-il encore le préciser, les instigateurs de cette dépêche vitriolée.